On a inventorié, aux États-Unis, près de 600 000 voitures de la marque Volkswagen, affectées par des moteurs truqués, dans le but de déjouer les normes antipollution. Afin de se racheter, le géant de la construction automobile a proposé de racheter certains véhicules, une solution qui devrait être appliquée en Allemagne, selon les clients allemands.

Racheter aux Etats-Unis, mais pas en Europe

Une association de consommateur allemande demande à Volkswagen de leur accorder la même réparation que les clients américains. En effet, que ce soit en Europe ou Outre-Atlantique, les clients ont été bernés de la même manière, et ont tous acheté une voiture diesel dotée d’un moteur truqué. Et d’ailleurs, d’après la presse allemande, la firme compte racheter à leurs propriétaires environ 115 000 voitures, ce qui signifie 1 voiture sur 5. C’est « une solution rapide et pragmatique pour beaucoup d’automobilistes », a suggéré Klaus Müller, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs. Cependant, les responsables de chez Volkswagen déclarent ne trouver aucune raison valable qui justifie ce rachat, pour les clients européens. D’autant plus que d’autres solutions ont été envisagées, telles que la remise aux normes de certains véhicules.

Une compensation de 1 000 dollars par voiture

Aux États-Unis, les normes sur les émissions d’oxydes d’azote sont plus strictes que partout ailleurs. Cependant, c’est justement là-bas que le scandale a éclaté en septembre dernier, lorsque Volkswagen a admis avoir installé dans le moteur diesel de 11 millions de voitures dans le monde un logiciel permettant de fausser les résultats des tests antipollution. De ce fait, diverses solutions ont été envisagées, parmi lesquelles, la possibilité de rachat de certains véhicules. Toutefois, cela ne reste jusqu’ici qu’une proposition, car Volkswagen « est en pourparlers avec les autorités américaines », selon Enrico Beltz, porte-parole du groupe. « Rien n’est encore décidé », a-t-il affirmé. La seule décision qui a été vraiment annoncée par la firme est d’offrir une compensation de 1 000 dollars par voiture pour les automobilistes américains, ainsi qu’une assistance gratuite de trois ans en cas de panne.

Une réparation qui va coûter 500 millions d’euros

Si le système de compensation n’a jamais été envisagé pour les consommateurs européens, Volkswagen a quand même avancé une autre solution, celle de remettre aux normes les moteurs affectés par la supercherie. Cela prendra effet ce mois-ci, car c’est une simple opération du logiciel ou une installation de pièce sur le moteur. Un garagiste peut réaliser cette opération en moins d’une heure. Cela dit, cette intervention coûtera environ 500 millions d’euros au constructeur pour les quelques 8,5 millions de véhicules qui ont été équipés de ce fameux logiciel truqueur, dont 2,4 millions en Allemagne.