NOUVEAU RADAR EMBARQUE DANS UNE PEUGEOT 508 A NIORT LE 13/10/2016.
PHOTO: JEAN ANDRE BOUTIER

De nouveaux dispositifs seront mis en place à partir du mois de septembre 2017 pour réduire l’excès de vitesse sur les autoroutes françaises. Il s’agit entre autres de placer des radars à bord de voitures banalisées pour repérer les véhicules qui ne respectent pas les limites indiquées sur les panneaux de signalisation. Si auparavant, les radars de contrôle routier étaient très utilisés par la police pour régler ce genre de problème, la situation actuelle incite le gouvernement à adopter une autre méthode qui sort de l’ordinaire. Ce dernier a déjà même présenté tous les détails concernant ce dispositif innovant le mois de février 2017. Selon les explications, ces voitures banalisées qui intègrent des radars embarqués seront conduites par des chauffeurs privés. De quoi ne pas éveiller les soupçons des conducteurs un peu pressés.

La réalité actuelle

Pour traquer les automobilistes qui ne respectent pas la limitation de vitesse, 385 voitures banalisées de différentes marques sont mobilisées tous les jours sur les voies rapides. A l’intérieur de ces véhicules se trouvent deux agents de police ou deux gendarmes, dont un conducteur, tandis que le second surveille la vitesse autorisée sur le radar, en fonction des endroits traversés. Le seul souci, c’est qu’il faut en permanence mettre à jour le réglage du radar pour que le système embarqué puisse fonctionner correctement. Sans cette manipulation manuelle, les agents ne pourront jamais appréhender les conducteurs en excès de vitesse sur un lieu précis. Cette méthode permet d’assurer la sécurité routière.

Les changements attendus

Lorsque ces appareils seront embarqués à bord de voitures banalisées à compter du mois de septembre 2017, plus besoin de gendarmes ou de policiers à bord. Tout à fait autonome, ce radar embarqué ne nécessite que la présence d’une personne pour conduire la voiture. En effet, ce dispositif peut lire automatiquement les panneaux de limitation de vitesse et identifier les véhicules qui roulent trop vite dans les deux sens. Le réglage manuel n’est plus nécessaire avec ce nouveau radar. En outre, avec des marges de tolérance au-dessus de 10%, les conducteurs n’auront pas de quoi s’en faire. Seuls les plus imprudents seront réprimandés par une amende dont le montant sera fixé par le Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières (CACIR).

Un dispositif qui a créé le mécontentement de millions d’automobilistes

En France, ce nouveau dispositif a créé un désaccord chez les conducteurs. D’après les chiffres, 40 millions automobilistes ont demandé l’abandon de ce dispositif. Selon eux, il s’agit juste d’une nouvelle approche adoptée par le gouvernement pour empocher des milliards d’euros. De simples calculs permettraient d’affirmer en effet que la privatisation des radars embarqués pourrait rapporter près de 2200 000 000 € à l’Etat. De quoi semer le doute chez tous les conducteurs. Fonctionnant jour et nuit, ces véhicules pourront arrêter n’importe quel automobiliste, même pour des fautes pas trop graves. Pour certains, c’est une stratégie choisie par l’Etat pour profiter des automobilistes.

Toutefois, il faut attendre le mois de septembre pour voir si ce nouveau système va vraiment permettre de diminuer le nombre d’accidents routiers en France qui a fait plus de3469 morts en 2016.

 

Leave a reply

 

Your email address will not be published.